La terre nous tombe sur la tête

A ce stade de la procédure de contestation du permis de construire initial, nous voici désormais confrontée à un choix de nature politique : à la fois, face à ce qui a déjà été réalisé, mais également au regard de l’obligation de délivrer un nouveau permis. Le maire peut, soit abonder dans le sens de la pression exercée par des initiateurs et artisans du projet, soit répondre à l’attente impatiente d’une large frange de l’électorat (cf les cinq cents signataires actuels de la pétition) et, ce faisant, se ranger aux arguments juridiques incontestables, mis en exergue par l’association AMIs. Sa décision aura forcément une portée publique dont la presse se fera un large écho. Dans le cas où celle-ci pencherait en faveur de notre mouvement, j’ose pronostiquer le plus large consensus de la population loguivienne, mais aussi la marque d’une équipe municipale attachée à la préservation du patrimoine commun et soucieuse du respect des règles et procédures d’un état de droit. Au plan de la communication – dans une époque en perte de repères – ces deux derniers points seraient, à n’en pas douter, un message fort pour la commune et un modèle pour la région.La mairie a donc le choix entre deux procès : celui qui l’oppose à AMIs ou bien celui qui l’oppose au diocèse.

Dans le premier, elle a l’opinion contre elle et une bonne chance de perdre la partie, en plus du crédit des électeurs.
En second choix, celui que, singulièrement, elle craint le plus, elle a de bonnes chances de le remporter, avec, en prime, le soutien de tout le canton.
Que choisir, sachant que dans un cas comme dans l’autre, le procès coûtera le même prix ? Si elle choisit notre soutien, alors AMIs lui abandonne son avocat, il est très bon.
Le temps presse. Chaque jour qui passe voit l’aboutissement du projet avec l’aggravation du litige. La position d’un responsable est délicate à cause des décisions à prendre, des choix à faire, des partis à prendre pour l’avenir. pas pour fermer les yeux, les oreilles, et parler pour ne rien faire. Nous sommes avec la municipalité de Ploubaz, puisque par la présente, nous cherchons à lui offrir le meilleur conseil dans son intérêt celui de sa ville et de ses habitants.

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