Blanc bonnet, bonnet rouge

Au fil des promesses sans cesse renouvelées et puis trahies sans vergogne, comment et pourquoi faire confiance en ceux qui se servent plutôt qu’ils ne servent notre République ? Comment accorder sa confiance à des opportunistes qui n’ont jamais eu de vraie paye et qui jouent avec l’argent public -NOTRE argent- pour détraquer le pays ?

Ces professionnels du pouvoir ne sont pas seulement à l’Assemblée ou au Sénat, ils sont partout, abusant de cette machine apatride qu’est la décentralisation mafieuse de notre pays.

Un exemple classique : Retraité, 1er adjoint, second mandat sous un sigle politique différent, président du syndicat des eaux, délégué à la structure locale d’élimination des déchets, siège au conseil portuaire de la ville, siège au comité du SAGE, et rate de peu une vice-présidence de conseil communautaire… ce n’est pas tout : Ce chancre du pouvoir utilise aussi la sphère associative pour distiller le mélange des genres. Il représente donc (traduisez : il infiltre) une fédération d’associations de défense de la nature à la commission des sites. Comble de cynisme, il fut aussi commissaire-enquêteur en même temps qu’adjoint au maire ! Une purge salutaire de l’administration lui ayant retiré son mandat, il resurgit dans la commission départementale d’aptitudes des Commissaires-Enquêteurs ! Passons pudiquement sur ses autres sièges….

Ce profil est décalqué à plus ou moins grande échelle sur tout le territoire français…

A l’heure où une vraie cohésion politique est vitale, à l’heure où il faut penser nation européenne dans un monde de globalisation hystérique, on assiste, impuissant, à la trahison délibérée et cynique du concept de Démocratie. On ne s’étonne même plus de la longévité des sénateurs-maires ou députés-maires de Plou-Les-Oies qui règnent en maître sur «leur fief» et sur des «électeurs» toujours prêts à collaborer lâchement avec le potentat local.

Mais où est donc passé le pouvoir de nos Lois ? Séquestré dans les tiroirs du préfet ou dans ceux du sénateur ou député-maire.

Français, européens, nous refusons de cautionner, d’accepter cet abandon de l’intérêt général au profit d’opportunistes. Nous sommes passés en résistance avec des élus intègres, des hommes et des femmes d’une probité mentale qui force le respect.

Notre vote sera blanc. Nous glisserons dans l’urne un mini-drapeau propre et net, avec la couleur de la révolte… La révolte des bonnets blancs.

JC Jestin et Muriel Fiannacca, EVA / FAPEL22

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *