Les voleurs de la Ripoublique

C’est un cartel révolutionnaire qui avait exhorté le peuple à voter pour un monde d’égalité, de justice et de liberté, mais en réalité pour l’instauration du libre-échange. Pour sceller le génocide catholique, la révolution avait maudit le Sacré-Cœur et frappé du bonnet phrygien Marie & Anne les Saintes patronnes de la France. Ceci étant rappelé, en 220 ans la révolution ayant eu le temps de faire ses preuves, quel progrès a-t-elle fait ?

Eh bien, deux siècles après, notre monde se nourrit d’animaux torturés et se chauffe aux dépens de la banquise et des bocages, et, tant qu’à faire, des trois-quarts des espèces en voie d’extermination.

L’homme mondialisé se prélasse dans du bois précieux volé à des peuplades paisibles dont il coupe les arbres et les têtes sans vouloir le savoir tout en le sachant. Douce ou salée, il empoisonne toute son eau. Sa société technologique, mais illettrée, en surpoids et en surnombre, ne fait plus la différence entre construire et détruire, entre gaspiller et se nourrir, entre propriété et s’approprier, entre servir et se servir… Elle veut la vie pas chère, exige toujours plus, sans rien concéder en retour, et s’apitoie sur son sort en guise de dédouanement. Elle voudrait enfin s’affranchir des catastrophes qui n’ont plus rien de naturel et des pandémies consécutives à sa tyrannie économique.

Sa république a banni peu à peu respect, sagesse et compassion du vocabulaire de la laïcité, et a habillé de bonnes intentions son hypocrisie et ses névroses.

Sa civilisation enseigne aux enfants la perversité, célèbre le plus immoral et encourage le profit individuel quoi qu’il en coûte aux autres. Elle défend la liberté du prédateur et rabat dans ses poubelles les victimes humanitaires de ses conspirations économiques. Par un jeu machiavélique, sa démocratie hisse au pouvoir mafieux et délinquants, quitte à déplorer toute les saloperies mises au jour, pour faire croire qu’elle les combat.

C’est donc pour le pouvoir et pour le profit qu’on vote depuis deux siècles, et comme au manège, le vote pour l’imposture revient, et quelle que soit l’urne, personne ne change, rien ne s’arrange, on continue d’avaler des couleuvres chez Happy Mouton. La révolution n’a laissé en héritage que des massacres, un continent de déchets, un écocide planétaire, une humanité hystérique qui supplicie sa mère nourricière.

Quand la mythologie énumérait les péchés mortels, il s’agissait en fait de la mort de la Terre, et lorsqu’elle parlait de déluge, nous y voilà…

Le peuple aimerait bien pourtant économiser l’énergie, respecter la vie animale et végétale, et protéger ses bocages, ses sources et ses ruisseaux dévastés par les cités, les zones et ces grandes surfaces qui mettent en rayons la dévastation et la misère.

L’homme respectueux l’aimerait, ce monde recyclable emballé de chanvre, de feuilles de pâtissons, de bananiers ou de maïs non trafiqué, ce régime qui ne cautionne pas l’immigration de masse et l’exploitation à outrance des ressources naturelles par les lobbies, leurs banques et par ces élus qui manigancent.

Pour mettre à l’abri ma famille et la planète qui nous abrite, je voterai pour des emplois non fondés sur le mensonge, l’écocide ou sur des intérêts opposés à ceux du bien commun qu’est la nature.

Je voterai de ce fait pour clarifier ce fameux « intérêt général » qui maquille les turpitudes et les intérêts particuliers. De ce fait, je suggère bien évidemment de purger la salle d’attente du maire du cartel de promoteurs et de lobbies, et de tous les petits arrangements faits sur le dos du citoyen. Il faudra aussi rendre le maire responsable dans sa personne privée quand sa personne publique prend impunément des décisions volontairement illégales ou criminelles à des fins privées.

Je tiens à voter pour restaurer la culture et bannir les pervers qui manipulent le peuple par l’emploi de l’embrouille et de la confusion mentale. Je voterai pour éduquer et léguer à ma pauvre planète des enfants respectueux et responsables. Je voudrai savoir et faire savoir la vérité, qu’elle soit utile dans mes actes et mes décisions, et ma conscience. De ce fait, je publierai la liste des médias soudoyés pour censurer, mentir et manipuler.

Je vote pour restaurer la morale depuis l’école jusqu’aux poubelles républicaines.

Il y a deux siècles, c’est une assemblée de gens d’affaires qui a conspiré la révolution. Elle a proclamé le culte de « l’Etre suprême » et fait régner la terreur. Aujourd’hui ses élus font croire au peuple qu’il s’était soulevé lui-même pour mieux l’inciter à voter les valeurs banquières de la république…

Voter aujourd’hui, c’est consacrer le diable travesti en laïc. Le peuple ne veut plus d’élus, il espère un guide. Alors, en attendant la levée de fourches, je vote blanc, comme le Lys…

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