Scandales immobiliers

quinic

Bienvenue à Fleury Mérogis !

Ce pavé de béton vient de s’accoler à un bâti ancien 19ème…

Avis des Bâtiments de France : « Pas de problème de visibilité »…

Encore un exemple déplorable qui permet d’apprécier l’étendue des inepties en matière de politique d’urbanisme autant que du trucage des dossiers d’urbanisme ou de permis de construire….

Nous sommes pourtant en pleine ZPPAUP, entre 2 bâtiments classés (14è). Ne parlons pas des préjudices infligés aux maisons historiques mitoyennes (17ème au 19ème siècles). L’anarchie immobilière est comme la Mérule : Elle est très difficile à curer, et elle se propage grâce au béton.

Comme un train en cache inévitablement un autre en cette matière, voilà les dessous de l’underground immobilier local. Si vous n’êtes pas d’ici, qu’importe : faites un copier-coller sur votre patelin :

Ce permis est accordé, bien qu’il viole tous les articles du POS. Les services instructeurs de la Mairie ont cautionné, ils ont l’habitude… Que les demandeurs du permis et l’architecte collabo aient pu faire avaler autant d’infractions aux règles de l’urbanisme relève du tour de passe-passe d’illusion collective ou de la totale impunité du système…

Le problème est que lorsque vous tentez de dénoncer la corruption, tout le système administratif se met en boule :  Mutisme, langue de bois, mauvaise foi hérités de l’inquisition. Si vous voulez engager le fer contre  le dragon territorial, vous n’avez plus qu’à ponctionner vos économies… C’est ça qui est dégueulasse :   Alors qu’elle n’avait rien demandé, c’est la victime qui a charge de la preuve, qui doit dénoncer, se battre pendant des années, en grande partie parce que l’administration irresponsable ne voulant pas avouer sa faute, laisse faire les délinquants. Pour ajouter à la difficulté, ce genre de magouille immobilière est tellement répandue et le système si bien huilé à tous les étages, que les victimes en question sont désignées coupables à la moindre velléité de révolte. Les délinquants ont bien compris ça : Ils portent plainte dès qu’on cherche à se défendre. On appelle ça l’identification projective…

1) L’auteur du projet joue sur les termes du permis accordé. Normal. La fraude étant dénoncée, un permis « modificatif » accordé par la préfecture et la mairie 2 ans après les faits permet de régulariser la situation.

2) Il s’avère que la demande de modificatif comporte un vice de forme et une nouvelle fraude. En particulier dix mètres de rempart 14è siècle (mur du cimetière, 1325) détruits en douce. La dénonciation de cette nouvelle fraude reste sans écho, que ce soit de la part de la Mairie, de la Préfecture,  du procureur de la République. Les BF qui n’avaient rien vu comme d’habitude, se mettent en boule comme d’habitude.

Les BF ne servent à rien en matière d’urbanisme…

En fait, il s’agit d’une « fraude gigogne ». Mais plus elle grossit, plus on la dénonce, plus on mouille les services instructeurs, à commencer par madame Pipi de l’urbanisme à la préfecture qui ne voit jamais rien de sale, passant par le Maire qui n’ose pas fourrer son nez dans les magouilles pour ne pas qu’on dénonce les siennes, étant donné que tout ce petit monde se serre les mains sous les mêmes tables…

(Voir scandale similaire à Lanvignec)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *