GIZC ! A vos souhaits

A l’exemple du maire de Perros Guirec et à notre demande, le nouveau maire a inclus dans ses projets l’option de la ZPPAUP. Nous allons pouvoir avancer. A présent, AMIs sollicite le Maire d’entrer dans la logique de la GIZC : Gestion Intégrée de la Zone Côtière. Comme ça vous avez élargi votre champ de connaissance et, si besoin était, votre champ de conscience.

Le jour où J.Y. De Chaisemartin rapportait notre pavillon bleu, AMIs représentait Paimpol et son terroir à l’inauguration de la Charte des Espaces Côtiers Breton (Agrocampus de Rennes). 250 personnes représentaient une trentaine d’associations (protection de la nature, protection du littoral, professionnels de la mer, etc.), une quinzaine de mairies, le reste pour l’administration régionale et les scientifiques. A côté de la Fondation du Patrimoine, je souligne qu’AMIs était la seule association de protection du patrimoine présente pour toute la Bretagne littorale. Je ne dis pas que les autres ne font rien, je pense qu’elles sont découragées par la pression insoutenable des spéculateurs fonciers, par l’inconscience et le mutisme de certains Maires (on en a vu un de trop près), par l’état de division des troupes associatives (AMIs avaient lancé un appel au regroupement il y a un an, mais chacun pour soi chez soi?), par le manque de garde-fou législatif, parce que l’intérêt capital du patrimoine n’est pas encore assez pris en compte, etc.A travers la Charte des espaces côtiers bretons, le conseil régional engage, un peu tardivement, soit, un chantier de sauvegarde du littoral face à une urbanisation anarchique qui déborde depuis la côte Sud. Les exemples désastreux ont incité certains à brandir le bouclier, alors que d’autres cherchent encore à reproduire l’irréparable (voyons les dégâts « qu’on » a pu faire ici en 3 ans !). Précisons pour ceux qui ne voyagent pas que ce phénomène de surpopulation et d’érosion côtière est mondial, grand Nord et ours blancs n’étant que la partie (résiduelle) émergée de l’iceberg ?

Défaitistes et les résignés pourraient se demander s’il est encore temps, vus les dégâts qui ont été infligés à notre littoral, vu l’ampleur des taxes à payer sur l’héritage de l’usurpateur évincé. Et je mesure mes propos pour ne pas être censuré une nième fois ; pourtant, je ne me sens pas excessif, seulement justement insurgé.

Bref, quelle est la position d’AMIs qui a représenté la région de Paimpol, mais se veut refléter toute la Bretagne côtière ?

– Il est impératif que les associations de défense du patrimoine breton se coordonnent et se fédèrent.
– Elles doivent mettre en place et harmoniser une politique cohérente en collaboration avec les mairies.
– Les municipalités et le pouvoir politique doivent réaliser, reconnaître et mesurer l’ampleur et les conséquences des dégâts infligés à l’environnement depuis la génération type Max, d’abord en bonne foi relative, puis en inconscience confortable, enfin avec une incontinence pathologique pour la génération criminelle que nous venons de subir.
– Il faut s’appuyer sur l’initiative de coordination régionale et contribuer à fonder et appliquer la Charte.
– Il faut réviser une législation qui, non seulement n’offre aucun garde-fou à la pression foncière, mais, par ses lacunes quasi volontaires, l’encourage ! On dirait qu’elle est faite par et pour les promoteurs. Après avoir légiféré « light », les responsables politiques s’en lavent les mains et laissent pourrir.
– Et puis regardez : un maire fait 6 ans minimum, un promoteur véreux sévit pendant 30 ans ! En 30 ans, 4 maires (au mieux) auront protégé le patrimoine, en un rien de temps un seul salopard & son promoteur foutent en l’air 25 ans d’efforts.

Regardons au Nord, au Sud et à notre porte : Plus de 50% de la faune et de la flore détruite, le patrimoine réduit à peau de chagrin. Même s’il est trop tard, il est trop tard pour baisser les bras ! Et puis de toute façon, à AMIs on ne lâche jamais le morceau, sinon à quoi bon se décarcasser ? On laisse ruiner la Terre ? GIZC ! À nos souhaits ! JC Jestin, président de Message d’Islande ? Joël Jestin, vice-président -Geneviève Jouas-Poutrel, secrétaire ? etc. (AMIs, 7bis place Gambetta 22500 PAIMPOL, cotisation 15 euros/an). Buts : Recenser, faire un constat (ce qui est détruit), proposer (lois), Promouvoir (classement, protection). Défendre son héritage, c’est préserver son avenir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *